Rénovation de logement : des mesures particulières pour les Copropriétés

Dans le but d’atteindre les objectifs fixés par François Hollande, dans le cadre du programme de rénovation énergétique des logements, plus particulièrement la réduction des consommations d’énergie, des mesures ont été prises concernant les contraintes des copropriétés.

Des enjeux de taille

En plus de représenter un enjeu écologique important, la rénovation thermique est indispensable pour réduire les dépenses en énergie. Les mesures prises pour que l’immobilier neuf puisse atteindre des objectifs précis en terme de performance énergétique se suivent depuis que la réglementation thermique a été instaurée en 1975. Toutefois, il est plus difficile de prendre une décision concernant des travaux énergétiques dans le cadre d’une copropriété, où un vote de l’assemblée générale est nécessaire pour chaque décision.

Le chauffage, point névralgique des factures en énergie

Et pourtant, le principal point énergivore des immeubles en copropriété est le chauffage qui représente 60 % de l’énergie dépensée. La Fedene a d’ailleurs réalisé une étude concernant les immeubles avec chauffage collectif et leur rénovation. Dans cette étude, des immeubles dans le parc immobilier français ont reçu une feuille de route qui est destinée à faire baisser la consommation des immeubles en énergie. Les résultats ont alors été percutants : les immeubles qui ont reçu la feuille de route ont pu économiser 65 millions de mégawatts par an et ont pu réduire leur émission en Co2 de 15 millions de tonnes par an. Par ailleurs, cette énergie économisée a été chiffrée à 3,4 milliards d’euros.

Les mesures appliquées aux copropriétés

Des changements ont pu être apportés depuis le Grenelle de l’environnement : la loi Grenelle II a imposé un diagnostic de performance énergétique ainsi qu’un audit énergétique aux immeubles en copropriété qui disposent d’un chauffage collectif et qui ont été construits avant le mois de juin 2011. Cet audit a alors pour but d’évaluer la consommation de l’immeuble. L’année qui suit l’instauration de cet audit, il devient obligatoire de présenter un contrat de performance énergétique ou alors un plan de travaux d’économie d’énergie à l’assemblée générale des copropriétaires. Toutefois, la présentation de ces plans n’implique pas aux copropriétaires de réaliser les travaux de copropriété proposés.

Il existe aussi des subventions de la part de l’État, de la région ou de l’Agence Nationale de l’Habitat qui vous permettront de financer une partie des travaux. Dans la même optique, afin d’apporter une aide financière, il existe une déclinaison du prêt bancaire Eco-prêt à taux zéro qui est spécifique aux copropriétaires. De plus, il est important de se renseigner auprès des spécialistes des métiers de l’immobilier et de se renseigner sur l’actualité des normes juridiques liées aux travaux de bâtiment, pour pouvoir aborder ces travaux de rénovation de la meilleure des manières.

Leave a Reply

Your email address will not be published.